Là ou je suis née les maisons n'avaient plus de toits
Et les toits plus de maisons
Triste
ville
de peur
de mort
et
d'angoisse
Il trainait
comme une odeur de poudre.
On déminait
et moi je sursautais
et ma mère encore plus...
.../...
Là où je
suis née,
on ne racontait pas
des contes de fées
mais :
c'est un tel
et encore un tel
à l'oeil
de verre,
au bras ballant
et celui là qui n'est plus
on racontait les fusillades,
les nuits de peur
sous les fracas des bombes
et j'écoutais le soir
... /...
Là où je
suis née
les écoles
étaient en planches,
des baraques au milieu
de ruines.
j'avais peur de l'école
et c'était tout
c'était comme ça,
il fallait juste
faire attention
La guerre
était finie.
Une armée
en avait remplacé une autre
moins violente certes,
tout aussi triomphante.
On chantait
le 14 juillet,
au monument aux morts,
la marseillaise et le chant du départ
après ...
c'étaient les vacances
...
Maryvonne Leray
15 août 2008
...
(vers l'album cliquez sur la photo)



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